Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 13:19

Ce vendredi 31 mai, était réservé par Patrick et Jackie (qui nous a accompagné) auprès du seul guide, Andrew, faisant remonter le cours de l'unique rivière navigable, le Faaroa.
Départ de l'enbarcadère:

DSC-0208-light.jpg  DSC-0214-light.jpg

Michèle savoure déjà le plaisir d'avoir une légère brise lui caresser le visage.
Un peu de papotage entre nos deux amies qui ne s'étaient pas vues depuis plus de 30 ans, le tout entre deux ondées polynésiennes, c'est à dire de très courte durée (car nous sommes en saison sèche, c'est l'hiver).

DSC-0217-light.jpg  DSC-0220-light.jpg

Puis on arrive à l'entrée de la rivière et le calme s'installe:

DSC-0225-light.jpg  DSC-0229-light.jpg

Et plus on avance en eau douce moins on a l'impression de se trouver en zone tropicale. L'eau est tellement transparente que l'on voit les anguilles au fond:

DSC-0237-light.jpg  DSC-0250-light.jpg

Sous les arbres, la pirogue navigue moteur au ralenti aupoint d'entendre les branches murmurer sous le vent léger qui s'est levé:

DSC-0257-light.jpg  DSC-0272-b-light.jpg

Puis retour en passant par Taputapuatea (Tapu, qui se prononce tapou veut dite tabou et répété cela signifie très sacré, atea voulant dire : lieu) que l'on va aborder cette fois par la mer après être passé devant une ferme perlière et une église traditionnelle:

DSC-0290-light.jpg  DSC-0291-b-light.jpg

Et enfin pour finir notre longue balade Andrew nous a amené le plus près possible de la barrière de corail afin de nous faire voir comment ce muret vivant abritait le lagon et l'île, et nous avons fini par une baignade sur un joli motu:

DSC-0320-light.jpg  DSC-0338-b-light.jpg

Demain nous attaquons le dernier jour à Raiatea, et nous allons voir comment se passe un vote dans les îles.

En effet, c'est avec une semaine d'avance que les polynésiens sont appellés à se rendre aux urnes afin d'élire les 2 députés qui vont représenter la Polynésie française à l'assemblée nationale.

à suivre...

 

Partager cet article
Repost0
3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 12:24

En Polynésie la bonite ne se mange pas car ils estiment son goût trop fort (les délicats !) et ce poisson ne sert qu'à préparer des appâts pour la pêche aux rougets dans le lagon.
Le soir de retour de la pêche, après avoir lavé le bateau, nous sommes allés dîner chez Jean-Luc qui nous a présenté sa famille chinoise. 

    DSC-0192-light.jpg    DSC-0197-light.jpg

Maison magnifique, cuisine de 30 m², séjour de 50 m² donnant directement sur le lagon avec un petit bateau amarré pour se balader. Il faut dire que c'est l'une des plus grandes familles de Raiatea.

DSC-0194-light.jpg  DSC-0196-light.jpg

Il y avait à manger pour une bonne vingtaine de personnes et nous n'étions que 7.

Une surprise nous attendait: Jean-Luc avait pu récupérer le coeur d'un jeune cocotier abattu par un bulldozer qui défrichait un terrain à bâtir. Le goût est beaucoup plus tendre et délicat que le coeur de palmier et cette denrée n'est pas en vente dans le commerce car on n'abat pas les cocotiers en général.
C'était donc une première pour nous, les autres convives racontant à quelle occasion ils en avaient mangés la dernière fois. Un vrai régal, comme tous les plats chinois délicatement préparés.

Comme ce coeur de cocotier était grand nous sommes repartis avec une bonne cinquantaine de cm.

DSC-0203-light.jpg

Le cocotier se coupe soit en rondelles fines soit en frites et mis avec une vinaigrette légère.
Cette journée harassante pour les muscles mais enrichissante sur de nombreux points, s'est donc terminée très joyeusement. Une bonne nuit de sommeil et nous serons fins prêts pour remonter la rivière Faaroa.

à suivre

Partager cet article
Repost0
3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 05:50

Ce jeudi 31 mai, c'est le grand jour pour partir au large à la pêche au gros.
Arrivée au port pour repérer le bateau, l'un des mieux équipé du port, en particulier au niveau des moulinets de 25 cm de diamètre, qui sont les plus performants du marché.

  DSC-0173-light.jpg

Préparation des cannes avec des leurres fabriqués par le propriétaire chinois du bateau qui s'appelle Jean-Luc. Moteur: ça tourne !!

DSC-0201-light.jpg  DSC-0184-light.jpg






 








Et nous voilà parti, à travers le lagon, puis traversant la passe la plus proche du port, pour arriver en plein large.

DSC-0324-light.jpg  DSC-0173-b-light.jpg

Et là on passe des heures en regardant tour à tour les 5 lignes dont les leurres sont entre 5m et 20 m du bateau, et le vol des oiseaux. En fonction de leur nombre et de leur altitude on détermine le type de poisson qu'il y a dessous, car les oiseaux mangent des petits poissons qui sont également la nourriture des gros.
Vers 13h pause déjeuner, mais sans arrêter le bateau qui continue à filer ses 15 noeuds.
Le repas purement tahitien s'appelle le Fafaru (prononcer Fafarou), il se compose de tranches de poissons crus (pour nous c'était du marlin (l'une des races d'espadon) de 5 mm d'épaisseur mariné depuis le matin dans un jus préparé plusieurs jours avant de têtes de poissons et de crevettes. Spécial ! Mais pas mauvais du tout. Comme légume pour accompagner on met du taro (l'équivalent polynésien de nos pommes de terre). Le tout est trempé dans une sauce à base de noix de coco fermenté. Et bien sûr ça se mange avec les doigts.
Après on se sent vraiment dépaysé. L'équipage composé du propriétaire chinois du bateau (Jean-Luc, prénom bien chinois) de son neveu, d'un ami tahitien et de Patrick pensait que j'allais manger le sandwich préparé par Jackie. Je me suis aperçu que ça leur faisait plaisir de me voir manger comme eux.
Un petit coup de Hilano (bière locale) pour finir, et c'était reparti pour scruter l'horizon.
Puis au moment où je me demandais si je n'allais pas en profiter pour rentrer dans la cabine intérieure faire une petite sieste, tout d'un coup un grand cri: HOOK-UP, HOOK-UP !! (qui signifie "crocheté") suivi de HAURA , HAURA (prononcer "Ah - ou - ra" ce qui veut dire "Espadon".
Là, c'est comme Starsky et Hutch, branle bas de combat, le poisson estimé à 2m de long et 50 kg une fois mordu à l'hameçon s'est barré à 400m du bateau. Il faut donc stopper le déroulement de la ligne, puis commencer à le ramener doucement. Pendant ce temps là les autres membres de l'équipage s"affairent à ramener les 4 autres lignes pour ne pas qu'il y ait d'interférence avec la ligne de l'espadon.
Il faut ensuite ramener cette ligne sur le porte canne situé au milieu du bateau et installer celui qui va travailler le poisson dans le fauteuil. Vu le chambardement que cela procure sur les 6 m² de la plate-forme arrière du bateau, il n'était pas question de faire des photos, d'autant plus que l'on m'a fait l'honneur de me laisser ramener la bestiole à bord.
Je ne comprenais pas ce que la locution "travailler le poisson" signifiait vraiment. Ce n'est qu'installé dans le fauteuil, sanglé comme pour un décollage, (mais surtout pour éviter que ce moi qui décolle et aille rejoindre l'espadon) que j'ai pris conscience du boulot qui m'attendait.
La ligne étant au départ à une longueur de 20m du bateau, j'avais beau mouliner comme un fou, je ne voyais jamais cet espadon arriver. Ce n'est qu'après 1/4 d'heure d'effort, et les biceps en compote, que Patrick m'a dit "Aller il ne reste plus que 100 m à remonter".
Et chaque mètre devenait de plus en plus dur à mouliner, surtout qu'il ne faut jamais laisser la ligne sans être tendue. J'étais finalement bien content d'avoir mangé le Fafaru plutôt que mon sandwich, car j'avais besoin de toutes mes forces.
L'espadon à fait un petit saut hors de l'eau et les "pro" de la pêche ont alors estimé sa taille à 2,5 m de long et 60 à 70 kg. Et je mouline, et je mouline.
Puis tout d'un coup, alors que l'espadon n'était plus qu'à 5 m du bateau, et que les autres partenaires de pêche tenaient la gaffe pour le hisser à bord, l'espadon espiègle voyant qu'il avait à faire à un popaa débutant à fait un grand saut hors de l'eau.
Surpris, j'ai arrêté de mouliner, la ligne s'est détendue et dans une superbe cabriole, l'espadon s'est décroché tout seul, nous rendant même le leurre, et est allé raconter sa bonne fortune à ses copains.
Bien que tout le monde m'ait réconforté en me disant que ça arrivait aux meilleurs, et chacun de raconter le plus spectaculaire des décrochages, je sentais bien que la déception était grande.
Mais la pêche continue et rien n'est perdu tant qu'on n'est pas rentré au port.
Mous avons vu tour à tour les bans de marlins, puis de thons qui passaient un oeil pour venir me faire un petit coucou, mais j'étais vraiment déçu pour l'équipage de leur avoir fait perdre une aussi belle pièce.
Finalement vers 16h, nous avons opté pour un changement de taille de poisson et nous contenter de la pêche à la bonite. Canne en main plus petite, je recommence à tremper mon bout de ligne.
Quelques minutes après, touche, et re-moulinage; c'est quand même plus facile car les bonites ne font que 50 cm de long, mais ne se laissent pas faire et sont très nerveuses.
Et là rebelote, alors que Patrick avait remonté sa première bonite, j'ai laissé se décrocher la mienne.
A croire que je ne suis pas fait pour ça. Mais sur le métier il faut remettre son ouvrage, et je me faisais un point d'honneur à en remonter au moins une.

DSC-0181-light.jpg  DSC-0190-light.jpg

Ce qui a fini par arriver, enfin. Ouf !! 
J'aurai au moins quelque chose de positif à raconter en arrivant au port.
Le soleil commençant à rejoindre l'horizon, dernière touche. Je m'applique, et nouvelle "cata": je me retrouve avec le moulinet dans une main et la canne dans l'autre. Je hurle "Au secours" et aussitôt une main serviable saute sur le fil, et remonte à mains nues le poisson dans le bateau. On m'explique alors, qu'il faut tenir avec la main gauche la canne à hauteur du moulinet afin qu'il ne se désolidarise pas de la canne.
Personne n'ayant proposé de me jeter à la mer, vu mes compétences en matière de pêche, je finis la journée en faisant ce que je fais encore le mieux (et encore je ne suis que débutant): des photos.
Regarder le soleil se coucher sur cette journée fertile en rebondissement, a relaxé tout le monde.

DSC-0175-b-light.jpg DSC-0188-light.jpg

Je sens que ce soir je vais bien dormir, et j'espère ne pas trop rêver d'espadon !!
Demain sera plus cool, Patrick et Jackie nous ont prévu une remontée en pirogue de la seule rivière navigable de l'île. Un peu de repos va nous faire du bien.

à suivre...

Partager cet article
Repost0
2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 22:34

Ce mercredi 30 mai, tout le monde est sur pied pour partir vers le mont Tapioï, qui paraît-il réserve une surprise lorsqu'on est au sommet.
Mais pour cela il faut d'abord prendre un solide petit déjeuner.
Voici nos hôtes debout de grand matin qui vont s'occuper de nos palais délicats de popaa (continentaux).

Patrick-m--daillon-light.jpg Jackie-m--daillon-light.jpg
 
Patrick, également maître confiturier, nous pose tous les matins sur la table un plateau contenant des confitures de mangue, de papaye, d'ananas, de carambole, de pamplemousse, et de fruits de la passion, divers fruits du jardin et chose rare en hiver de superbes mangues fraîches.
Comme brioche, Jackie nous a cuisiné au four les fruits du maïore (prononcer ma - i - orée) qui est l'arbre à pain.








DSC-0128-light.jpg

Et pour ceux qui ont encore faim, ou qui veulent du "consistant" il y a quelques "chao-pô" sorte de pain rond farci aux oignons et à la viande hachée. 
Un régal. J'ai goûté à tout.

Maintenant, nous voilà fin prêts pour aller digérer tout ça en escaladant durant 1h les pentes abruptes du mont Tapioï. Evidemment, comme je ne me sépare jamais de mon appareil photo, c'est avec un sac à dos de 6 kg que je démarre.
Tout au lond du chemin nous découvrons de merveilleuses fleurs, dont voici quelques spécimens.




DSC-0233-light.jpg  DSC-0243-light.jpg










Arrivés en haut, nous découvrons un spectacle extraordinaire. De ce point où est situé la plus haute antenne de radio, la vue est à 360°. On peut voir toutes les îles sous le vent, en particulier Bora Bora, Tahaa, Huaine (prononcer Hou -ah-inné) et Maupiti.

DSC-0131-light.jpg 


DSC-0146-light.jpg  


Bien sûr, nous faisons quelques photos "souvenir" pour immortaliser cet instant.
On devine bien dans mon estomac, les "chao-pô" pas encore digérés. Un dernier regard sur les îles sous le Vent, et retour à Uturoa pour découvrir le port de plaisance et jeter un oeil sur le mont Tapioï vue d'en bas.

L'après-midi, petite baignade dans le lagon et shopping dans le centre ville d'Uturoa pour me trouver quelques chemises polynésiennes.  

DSC-0165-b-light.jpg  DSC-0167-light.jpg


Demain jeudi, ça va chauffer, je pars avec des "pro" à la pêche au gros.
Suspense garanti.

à suivre

Partager cet article
Repost0
31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 20:51

Certains sont allés sur Internet, voir en quoi consistait le "coup de lagon", mais cette maladie très locale, que l'on retrouve parfois en Corse, n'est pas assez répandue pour qu'une thèse médicale lui soit consacrée.
Les locaux n'en souffrent pas au même niveau. Le coup de lagon touche surtout les "popaa", c'est à dire les métropolitains.
Il rend les personnes atteintes tout "FIU" (prononcer fi-you) c'est à dire molle comme de la chique, avec une seule envie: s'asseoir devant le lagon et ne plus bouger. Le trop plein de lumière et chaleur en est le seul responsable. Seul remède, diminuer l'activité physique et déguster un bon jus de fruit à l'ombre, et ça passe en quelques heures.
Nous avons donc changé nos plans (merci surtout à Patrick et Jackie de les avoir modifiés pour nous) et décalé l'ascension du mont Tapioï au mercredi. 
Nous avons pu avancer la visite (privée) d'une ferme perlière à ce mardi 29 mai. Ailleurs les explications sont théoriques car on ne sacrifie pas une huître perlière juste pour montrer aux visiteurs comment on opère;
Nous avons eu ce privilège.
Tout aussi long que pour avoir une belle gousse de vanille, la culture des perles se mesure en années.
Tout commence par aller acheter des huîtres perlières "TE UFI" (ça ressemble à de très grosses Belons), ici, elle viennent des Toamotus.

DSC-0104-light.jpg

On les implante dans le lagon puis on place au dessus des collecteurs en plastique (des sortes de chou-chou, mais d'un mètre de haut) où les oeufs des huîtres viennent se loger.
Puis on attache les huîtres sur des cordes comme celles-ci, que l'on change plusieurs fois par an en fonction de la taille des huîtres.


DSC-0105-light.jpgDès quelle ont une taille de quelques cm on les entrouvre et on met un noyau rond (appelé nucleus) en nacre provenant d'un race d'huître japonaise à coquille très épaisse.

DSC-0107-light.jpg On introduit également une minuscule lanière de 3 mm de long sur 0,5 mm de large provenant de l'huître choisie pour sa couleur. Cette lanière est découpée dans le bord de l'huître.
On enferme l'huître dans un sac à mailles très serrées (cela permet de récupérer le nucléus s'il y a rejet) et on la plonge avec ses congénères dans le lagon plusieurs mois:

  DSC-0115.JPG


Lorsqu'elle a une taille importante, environ 10 cm de large on lui retire la perle, mais sans la sacrifier, comme ici.

 

 



DSC-0114-light.jpg

Nous avons été particulièrement sensible au fait qu'on nous ait montré comment se faisait l'opération en prenant des vraies huîtres et non comme dans toutes les visites de fermes perlières, organisées par les tours opérators, sur des coquilles d'huîtres vides.
Pour ceux qui veulent en savoir davantage, je pense que le site Internet: http://tahiti1.com/fr/identity/black-pearls.htm leur donnera satisfaction.
En résumé, la perle noire n'existe pas, car le noir est toujours coloré de bleu, de vert, d'ocre.
Il faut 3 ans pour faire une perle et une huître peut donner dans sa vie 3 à 4 perles, chaque fois plus grosse que la précédente.
Nous avons fait de multiples emplettes dans leur magasin, car comme ce sont des amis de Patrick et Jackie, nous avons eu des prix très intéressants.
L'après-midi a été consacrée a des achats plus raisonnables, cartes postales, chemise tahitienne etc...
Un petit plouf dans le lagon (mais compte tenu du temps qu'il fait en France et particulièrement à Toulouse, nous ne mettons pas de photos de nos barbotages lagonesques; ce serait trop cruel) pour ne pas perdre la forme, mais avec tout ce que l'on mange, je devrais dire "les formes", et  retour à "la maison" en se demandant ce que Patrick allait nous concocter comme dîner.
Une fois de plus pas de déception, 
Un chaud-froid de thon et du saumon sur lit de choux chinois maison;
Comme je n'arrive pas ce soir, à télécharger les images en moins de 15 mn chacune, ce sera pour l'article de demain;
Programme des réjouissances de demain mercredi 30 mai: l'ascension du mont Tapinoï.






Partager cet article
Repost0
30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 11:25

Tout d'abord, je vous présente mes excuses pour la qualité minable de la mise en page des articles.
Quand je les écris les photos sont au bon endroit, les textes bien positionnés, mais dès que je clique sur "Publier" et que je me connecte en tant qu'utilisateur, c'est la "cata", du texte est mélangé avec les photos qui ne sont pas forcément dans le bon ordre.
J'ai beau cliquer (clic droit de souris) sur les photos , sélectionner "Propriétés" et tester les positions "Bas de texte", "Milieu", "gauche", Droite" etc... rien n'y fait.
Si des spécialistes aussi chevronnés que Mamicole, Delphine , Eléonore ou d'autres, peuvent m'envoyer un petit email sur fbarette@free.fr  ça m'aiderait beaucoup.

Donc, lundi matin, en route pour le port d'Uturoa (la capitale de l'île de Raiatea) pour partir sur une pirogue à balancier rejoindre l'île de Tahaa toute proche (quelques miles nautiques).

DSC-0012-b-light.jpg DSC-0026-light.jpg

 Nous passons devant une manifestation des suporteurs de  l'OM; erreur, en se rapprochant, bien que leur drapeau soit similaire, il s'agissait d'une manifestation  d'indépendantistes . En Polynésie, on vote une semaine avant la métropole pour les législatives, soit dimanche prochain 3 juin.

DSC-0011-light-copie-1.jpg

Etrange, au milieu des drapeaux bleu et blanc, il y avait un drapeau américain. Bush et la CIA soutiendraient-ils Oscar TEMARU, le leader indépendantiste ?
Notre guide Erwin nous a d'abord décrit cette île de Tahaa comme l'une des plus petites de l'archipel des Îles sous le Vent, mais probablement la plus belle et la moins touristique car il n'y a qu'un hôtel de luxe implanté là bas.

L'arrivée est proche, la côte est en vue:

DSC-0019-light.jpg DSC-0027-light.jpg

A l'arrivée notre petit groupe d'une dizaine de jeunes (nous compris, bien sûr) ont fait la connaissance de Jacqueline,  la femme d'Erwin, et nous sommes tous partis dans deux Land Rover à la découverte de l'intérieur de l'île. Tout d'abord, vu que le nom de Tahaa, porte aussi le nom de "l'île vanille", un petit cours sur la transformation de cette gousse s'impose.
La vanille est une liane de la famille des orchidées, qui pousse sur un tuteur vivant; le problème est que sa fleur hermaphrodite, n'est pas capable de s'auto féconder et que cette opération appellée "mariage" est faite à la main, fleur par fleur.

 

On cueille les gousses vertes, la date (un jour bien précis) étant décidée par le comité agricole de la vanille;
Chaque récolte est présentée à ce comité qui l'accepte ou la refuse.

On fait ensuite sécher ces gousses jusquà ce qu'elles deviennent noires en les exposant en plein soleil de 10h à 15h, puis on les enroule dans des draps pour que la senteur ne s'échappe pas.

DSC-0032-light.jpg  DSC-0033-light.jpg

Il faut ensuite masser à la main, tous les jours, chaque gousse de vanille pour égaliser les graines, et lui laisser de la souplesse;
Comme il faut près de 3 ans pour obtenir les premières gousses et disposer de beaucoup de main d'oeuvre, on comprend que ce type d'agriculture revienne cher et soit très contrôlé.

Nous avons ensuite fait tomber quelques noix de coco et avons eu droit à une démonstration de "rapage" de noix, d'épluchage d'ananas et enfin de dégustation d'ananas trempé dans de la noix de coco rapée. Un délice !!

DSC-0046-light.jpg DSC-0060-light.jpg

Nous avons ensuite escaladé en 4x4 la montagne de Tahaa pour faire de splendides vues comme celles-ci:

DSC-0063-light.jpg 

Désolé si vous ne voyez pas l'horizon absolument horizontal, mais aucune de ces photos ne sont  passées par Photoshop pour un petit coup de retouche.
Retour ensuite chez Erwin pour déjeuner à partir de choses simples: poissons crus marinés ou sous forme de sashimi, pain de l'arbre à pain (goût de quatre quart) maï-maï, papaye et bananes au goût exquis.

Puis direction un petit motu privé pour faire la sieste, ramasser du corail, pêcher au fusil en apnée, etc.
Michèle et Jackie ont opté pour le bain de soleil et moi, ce n'est pas la peine de préciser que l'activité dans laquelle j'ai été imbattable (malgrè la concurrece) a été .... la sieste, puis la baignade.
L'eau est fraîche car n'oublions pas qu'on est en hiver, mais néanmoins sa température reste stationnaire aux environs de 26-27°. A part la nuit qui tombe à 18h l'hiver en Polynésie, c'est pas mal du tout; et pour le calcul de l'heure en métropole c'est encore plus simple car il y a juste 12h de moins à Papeete qu'à Paris.

 DSC-0062-light.jpg  DSC-0267-light.jpg

Retour à Raiatea, en admirant les hibiscus double le long de la route.
Patrick nous avait concocté un repas à base de fricassée de poulet et de grosses crevettes à l'ananas du jardin;
 le tout servi avec des petits légumes cuits au Wok. Un seul mot: Houahooouu.

DSC-0126-light.jpg  DSC-0161-light.jpg

Rude journée, ou plutôt, journée bien remplie, comme toutes celles qui nous attendent.
Normalement il est planifié pour le mardi 29 mai, l'ascension (à pied) du plus haut sommet de Raiatea d'où l'on voit l'ensemble des îles sous le Vent, et enuite visite d'une ferme perlière. 
En prévision d'une surchauffe de la carte Visa, je l'ai mise au frigo la nuit. Avec le recul, le congélateur aurait été mieux.
Mais voilà, Michèle a pris ce lundi un "coup de lagon"
Heureusement, Jackie est infirmière chef à l'hopital, et a diagnostiqué rapidement son cas;
Est-ce grave docteur ?
La fin des vacances polynésiennes ne risque-t-elle pas d'être compromise ?
Aussi nous nous sommes  tournés vers le dieu créateur polynésien Taaroa, sans oublier, parmi les dieux qui l’entouraient Hiro, le dieu des voleurs, Hina la déesse de la Lune, et Pele, le dieu des volcans (et peut-être aussi du football). Nous ont-ils entendus ?
Ce sera l'objet du prochain article.

à suivre

Partager cet article
Repost0
30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 05:27

Mais que faisait Patrick derrière son comptoir ?

Il nous préparait un festin d'arrivée peu ordinaire, car après avoir dégusté des moules en gratin maison, nous avons découvert des chevrettes. ça ressemble à des écrevisses (car c'est pêché en eau douce avec un petit harpon type aiguille à tricoter).
     
DSC-0182-light-copie-2.jpg














Goût extrèmement délicat, relevé par une petite pointe d'ail, le tout accopagné d'une ratatouille de courgettes, tomates et oignons. Bref, malgré une belle quantité, tout est parti dans nos estomacs affamés.
Pour finir une salade de papayes avec un goût qui n'a rien avoir avec celles de Carrefour

Après une nuit de sommeil réparateur, nous avons été réveillé par le gazouillis de milliers d'oiseaux nichés dans les arbres des 4500 m² du nid d'amour de Patrick et Jackie.

Petit déjeuner avec des confitures exotiques maison, et départ dimanche matin pour un tour de l'Île sacrée, car c'est l'autre nom de Raiatea.

Toute la polynésie se retrouvait sur le site sacré (marae) de Taputapuatea. Le marae était un espace réservé aux activités cérémonielles, sociales et religieuses des anciens polynésiens; l'architecture de base comprenait une aire rectangulaire pourvue d'une plate-forme verticale en son extrémité, et d'un ensemble de pierres dressées.

DSC-0215-light.jpg DSC-0253-light.jpg

Patrick nous a ensuite amené voir le phallus de Haapapara, divers motus (pornoncer motou ce qui veut dite îlot), des plantes (en métropole) qui sont ici de véritables arbres (qui ne rêve pas d'avoir un croton comme celui-ci). Nous finissons par  la traditionelle photo qui consiste à "porter" le motu (dit des oiseaux) dans le creux de sa main.

DSC-0291-light.jpg   DSC-0299-light.jpg   DSC-0265-light.jpg



Voici Michèle en plein effort .
 
DSC-0272-light.jpg DSC-0317-b-light.jpg

Retour au bercail, avec une jolie vue depuis la terasse d'où Jackie va nous préparer l'apéritif.
C'est cooool de se laisser guider par des amis aussi charmants. 

Patrick est un guide hors pair, calme, véritable encyclopédie vivante, et cuisinier chevronné, quant à Jackie, elle a toujours le sourire aux lèvres, et elle est aussi active qu'une tornade tropicale.

DSC-0260-light.jpg DSC-0185-light.jpg
Repas du soir avec leur fils Jonathan, salade de poissons crus, sashimis de tazard, espadon, thon et saumon.
Rien que du bonheur et de quoi nous mettre en forme pour partir faire une excursion demain sur l'île de Tahaa.
Comment récolte-t-on la vanille, prépare-t-on la noix de coco etc... ?
Ce sera l'objet de prochain article.

à suivre 

Partager cet article
Repost0
29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 08:06

Avant de partir faire un tour au marché de Papeete, nous avons demandé au Sofitel de nous prêter une balance.
Comme le personnel a vu que nous étions très bien avec Arnaud, le manager de la gestion des chambres, personne ne nous a demandé pourquoi. Le problème est, que pour la desserte des îles sous le Vent, avec des ATR 72, le nombre de bagages est limité à un seul par voyageur et le poids des bagages est limité à 10 kg par personne, et à 15 kg si l'on vient de l'International, ce qui était notre cas.
Nous devions donc laisser au Sofitel la moitié de nos bagages (tenues de coctail et de soirée, serviettes de bain etc...) et ne prendre qu'une valise chacun (+ l'appareil photo, of course).
Et donc ce matin du samedi 26 mai, nous voilà sur le port pour découvrir, non pas notre mormon comme suggéré par certain, ni le bateau de nos amis, mais le Tahitian Princess qui semblait nous attendre.

                                  











Le sons des cloches nous indiquait qu'il devait y avoir une cérémonie pas très loin; en effet la cathédrale annonçait un baptême juste derrière nous.

           DSC-0172-b-light.jpg      


DSC-0160-light.jpg



















De jolis vitraux montraient que Jésus, Marie et les saints étaient bien des polynésiens:


           DSC-0168-b-light.jpg     DSC-0163-light.jpg   DSC-0162-d-light.jpg    DSC-0165-d-light.jpg   DSC-0166-d-light.jpg

Retour au Sofitel pour apprendre que la grêve n'était pas finie, et que les seuls assiettes disponibles autour de la piscine étaient le Double Burger Sea Food et le Cheese Burger frites.
Comme il n'y avait pratiquement que des américains, les plats proposés ne suscitaient pas de réaction hostile; nous avons cependant demandé s'il n'y avait pas de la nourriture pour gens civilisés.
On nous a répondu qu'on pouvait nous faire une assiète de poissons crus et de la salade; ce que nous avons mangés de bon appêtit.

Puis en route pour l'aéroport avec une petite angoisse: revoir une amie, Jackie, que nous n'avions pas vu depuis 35 ans, comment cela allait-il se passer ?
Son mari, Patrick avait l'air bien sympa sur les photos, mais serait-il réellement content de voir débarquer chez lui une amie de sa femme et son mari ?
Nous allions le savoir dans l'heure qui suivait puisque le vol Papeete - Raiatea atterissait à 17h30.

Nos craintes se sont vites envolées lorsque nous les avons vus venir vers nous avec 2 superbes colliers de fleurs, et un large sourire aux lèvres.
      

  DSC-0178-light-copie-1.jpg

 Un quart d'heure plus tard nous étions chez eux dans le coin paradisiaque que voici:

      DSC-0199-light.jpg DSC-0189-light.jpg

















La première soirée du samedi 26 a été riche en surprises, préparées par Patrick derrière son comptoir.
Surprises qui seront comptées dans le prochain article !

DSC-0180-light-copie-1.jpg


à suivre....

Partager cet article
Repost0
28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 11:12

Les jours se suivent mas ne se ressemblent pas forcément.
Pour la première fois depuis notre départ nous sommes arrivés, vendredi  26 mai, dans la salle d'embarquement de L.A. 1h30 avant le départ. Petit dodo dans la salle. Puis départ à 13h pour 8h30 d'avion avec une arrivée à 18h30 compte tenu de 3h de décalage horaire.
On ne change pas notre recette (longuement éprouvée) de lutte contre le "jet lag" (c'est le décalage horaire pour les non anglophones). On se met donc dès que l'on rentre dans l'aéroport à l'heure du pays d'arrivée, et on dort le plus possible dans l'avion pour emmagasiner des heures de sommeil. Oreiller, couverture, et hublot fermé, nous ont permis d'arriver en forme à Papeete.
Nous avons mis plusieurs jours aux USA pour faire comprendre à nos interlocuteurs le lieu de notre destination: Tahiti, car nous prononcions TA - I - TI à la française, en expirant; mot incompréhensible pour les américains qui prononcent: TA -HHHI - TI en aspirant très fortement le HHI. De la même manière il faut prononcer PA - PAI - TAI en appuyant sur la dernière syllabe en non PA PAI -TEU, comme à Marseille.
Grosse surprise lorsque nous avons rouvert le hublot à 18h15 pour voir l'arrivée sue FAAA (l'aéroport de Tahiti).

            planisphere

Nous avions oublié que nous avions traversé le tropique du cancer, l'équateur et que nous n'étions pas loin du tropique de Capricorne. Et donc que nous étions en hiver. Et en hiver la nuit tombe vite, au point que nous étions passés d'un coucher de soleil à 20h à un coucher de soleil à 18h.

     DSC-0175-light.jpg       DSC-0173-bis.jpg

Nous avions réservés grâce aux très bonnes relations que nous avions noués par email, avec le manager du Sofitel de Papeete, notre soirée au restaurant japonais, très connu sur l'île.
Mais évidemment il fallait un imprévu pour que notre périple ne soit pas trop lénifiant: une bonne grève a paralysée une partie de l'économie en particulier le ravitaillement en poisson.

Donc en arrivant on nous a annoncé que le dîner était annulé, mais que le Sofitel nous offrait le déplacement AR en taxi, à l'hôtel Intercontinental qui comme tous les vendredi soir offrait un spectacle de danse polynésiennes à leurs clients.
Chaud-froid de filet de thon au curry pour Michèle, salade de poissons crus pour moi, ravissement des yeux devant les performances de superbes danseurs et danseuses.
 Afin de profiter du jour qui se lève  vers 7h, nous avons pris le petit déjeuner sur notre balcon en voyant s'ébattre les premiers nageurs dans la piscine;

DSC-0137-b-light.jpg  DSC-0138-b-light.jpg

Le lendemain samedi, nous sommes allés faire le marché à Papeete.
Michèle était intéressée par les fleurs et les sacs
 DSC-0154-b-light.jpg

et moi, comme si je n'étais pas assez dodu comme ça, par les rayons poissons et fruits.

     DSC-0158-b-light.jpg   DSC-0151-b-light.jpg
 FEI: bananes à cuire                         Ananas découpe polynésienne                     Divers poissons en lots tressés

Puis au détour du chemin, nous arrivons par hasard au port, et que voyons nous, amarré au quai ?

Comme il est 1h 10 du matin, et que la journée de demain s'annonce chargée, vous n'aurez la surprise que dans le prochain article.

à suivre

Partager cet article
Repost0
28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 06:53
La journée du grand canyon, éprouvante pour les nerfs, et très longue en durée d'excursion, s'est conclue par un coucher tardif vers 2h30 du matin le vendredi 25.
Il a fallu planifier notre départ du lendemain dans les moindres détails pour nous permettre de dormir tranquille.
En particulier les actions suivantes:
-          Check-out à 5h45 du matin (Y a t-il du monde ou non, durée prévisible de l'opération, etc…)
-          Commet faire pour se faire réveiller le matin avec certitude,
-          Comment transporter nos bagages (2 grosses valises en "dur", une moyenne souple, une petite, un sac à roulettes, un sac à dos, le PC) de la chambre à la réception,
-          Y a-t-il des taxis libres tout le temps, la nuit.
 
La seule question à laquelle personne n'a pu répondre était de savoir si on pouvait enregistrer au terminal de United Airlines nos bagages directement pour Papeete sachant que le vol Vegas L.A. arrivait à L.A. terminal 1 et que le vol L.A. Papeete partait du terminal 2 et sur une compagnie différente.
Le décollage étant prévu à 08h04 (bonjour la précision) et la queue à l'enregistrement d'une bonne demi heure probable, le passage police (où j'ai droit à chaque fois à une fouille au corps détaillée prévu de ¾ d'heure, nous optons pour une marge de sécurité la plus faible du périple, soit réveil à 5h du matin pour un départ du Bellagio à 6h.
 
                           DSC-0135-b-light.jpg

Grande compensation, cela nous a permis de voir le lever du soleil sur Vegas, de contempler les derniers joueurs à la mine explosée, certains un sourire radieux au coin des lèvres, mais moins radieux que celui des superbes créatures en train de penser comment elles allaient faire dépenser leur gains à leur compagnon; cependant la plupart avait l'air des gens qui se disent qu'ils auraient mieux fait d'aller au lit plus tôt.
  Le matin tout se passe comme prévu jusqu'à l'arrivée à l'aéroport à 6h20. Nous trouvons le comptoir d'enregistrement de United Airline noir de monde, au moins 100 personnes devant nous, et une queue d'au moins 1h. Grosse angoisse. J'avais bien envisagé de passer sous les serpentins délimitant la queue, en partant du fait que les américains râlent en silence, et "cognent" très rarement. Solution non retenue par Michèle car un tantinet risqué.
Nous optons pour la queue la moins longue, mais comportant un gros handicap, celle de l'auto enregistrement, fonctionnant avec les passeports biométriques (que bien sûr nous n'avons pas). Mais on peut alors faire du foin et demander de l'aide.
Mais comme nous faisons partie de la famille "G 2 la chance" un ange gardien, sous la forme d'un antillais de la compagnie United était là, parlant français, pour aider les bœufs, comme nous à s'en sortir.
Coïncidence, il était en train d'aider notre allemand mormon (celui du grand canyon, toujours en costume noir, mais sans son vomi aujourd'hui) à enregistrer.
Devant notre panique légèrement perceptible, il nous a fait passer discrètement sur une file rapide, à discuté avec l'hôtesse chargée de l'enregistrement, et le miracle s'est produit: tous nos bagages enregistrés jusqu'à Papeete en un clin d'œil.
DSC-0042-light.jpgPassage de police, arrivée au comptoir d'embarquement les derniers passagers, 
mais 4 mn avant la fermeture des portes.

Là,. dodo le temps du voyage, c'est-à-dire 1h15'.
Arrivée à L.A. où nous avions 3h de transit avant de prendre le vol Tahiti Nui.

Ouf, mais la question que nous nous posions était: nos bagages allaient-ils bien suivre?

Ce sera pour le prochain article….
 
Partager cet article
Repost0