Nos voyages, et nos plus belles vacances
Certains sont allés sur Internet, voir en quoi consistait le "coup de lagon", mais cette maladie très locale, que l'on retrouve parfois en Corse, n'est pas assez répandue pour qu'une thèse
médicale lui soit consacrée.
Les locaux n'en souffrent pas au même niveau. Le coup de lagon touche surtout les "popaa", c'est à dire les métropolitains.
Il rend les personnes atteintes tout "FIU" (prononcer fi-you) c'est à dire molle comme de la chique, avec une seule envie: s'asseoir devant le lagon et ne plus bouger. Le trop plein de lumière et
chaleur en est le seul responsable. Seul remède, diminuer l'activité physique et déguster un bon jus de fruit à l'ombre, et ça passe en quelques heures.
Nous avons donc changé nos plans (merci surtout à Patrick et Jackie de les avoir modifiés pour nous) et décalé l'ascension du mont Tapioï au mercredi.
Nous avons pu avancer la visite (privée) d'une ferme perlière à ce mardi 29 mai. Ailleurs les explications sont théoriques car on ne sacrifie pas une huître perlière juste pour montrer aux
visiteurs comment on opère;
Nous avons eu ce privilège.
Tout aussi long que pour avoir une belle gousse de vanille, la culture des perles se mesure en années.
Tout commence par aller acheter des huîtres perlières "TE UFI" (ça ressemble à de très grosses Belons), ici, elle viennent des Toamotus.

On les implante dans le lagon puis on place au dessus des collecteurs en plastique (des sortes de chou-chou, mais d'un mètre de haut) où les oeufs des huîtres viennent se loger.
Puis on attache les huîtres sur des cordes comme celles-ci, que l'on change plusieurs fois par an en fonction de la taille des huîtres.
Dès quelle ont une taille de quelques cm on
les entrouvre et on met un noyau rond (appelé nucleus) en nacre provenant d'un race d'huître japonaise à coquille très épaisse.
On introduit également une minuscule lanière de 3 mm de long sur 0,5 mm de large provenant de l'huître choisie pour sa couleur. Cette lanière est découpée
dans le bord de l'huître.
On enferme l'huître dans un sac à mailles très serrées (cela permet de récupérer le nucléus s'il y a rejet) et on la plonge avec ses congénères dans le lagon plusieurs mois:
Lorsqu'elle a une taille importante, environ 10 cm de large on lui retire la perle, mais sans la sacrifier, comme ici.

Nous avons été particulièrement sensible au fait qu'on nous ait montré comment se faisait l'opération en prenant des vraies huîtres et non comme dans toutes les visites de fermes perlières,
organisées par les tours opérators, sur des coquilles d'huîtres vides.
Pour ceux qui veulent en savoir davantage, je pense que le site Internet: http://tahiti1.com/fr/identity/black-pearls.htm leur
donnera satisfaction.
En résumé, la perle noire n'existe pas, car le noir est toujours coloré de bleu, de vert, d'ocre.
Il faut 3 ans pour faire une perle et une huître peut donner dans sa vie 3 à 4 perles, chaque fois plus grosse que la précédente.
Nous avons fait de multiples emplettes dans leur magasin, car comme ce sont des amis de Patrick et Jackie, nous avons eu des prix très intéressants.
L'après-midi a été consacrée a des achats plus raisonnables, cartes postales, chemise tahitienne etc...
Un petit plouf dans le lagon (mais compte tenu du temps qu'il fait en France et particulièrement à Toulouse, nous ne mettons pas de photos de nos barbotages lagonesques; ce serait trop cruel)
pour ne pas perdre la forme, mais avec tout ce que l'on mange, je devrais dire "les formes", et retour à "la maison" en se demandant ce que Patrick allait nous concocter comme dîner.
Une fois de plus pas de déception,
Un chaud-froid de thon et du saumon sur lit de choux chinois maison;
Comme je n'arrive pas ce soir, à télécharger les images en moins de 15 mn chacune, ce sera pour l'article de demain;
Programme des réjouissances de demain mercredi 30 mai: l'ascension du mont Tapinoï.