Nos voyages, et nos plus belles vacances
Cette route sillonne de superbes villages montagneux, d'origines mauresques, la plupart situés sur un promontoire rocheux, afin de pouvoir protéger la cité, et bien sûr au sommet il y a le château de seigneur (physique, ou divin).
L'un des plus intéressants est ARCOS de la Frontera, capitale d'un petit royaume berbère du XI ème siècle.
Au sommet on trouve l'église.
Quand on a un problème de mémorisation, et qu'on ne se rappelle plus le nom de l'église principale du lieu, il suffit de l'appeler Santa Maria et on est gagnant à 95%.
Ici, pour être parfait il aurait fallu rajouter: … de la Asunción !
A sa visite, on a préféré la Plaza del Cabildo, qu'il y a devant, et bavarder avec un maître fauconnier, qui nous a fait voler un milan, et qui m'a mis dans les mains 2 bestioles sympathiques (j'irai voir sur mon encyclopédie ce que c'était) dont l'une ne rêvait que de me faire des bisous.
Chacun se débrouille comme il peut pour vivre du tourisme.
Comme dans tous ces villages les rues ne dépassent pas 1,90 m de large, et c'est sportif d'y faire circuler notre C4 rétroviseurs ouverts.
Puis, nous avons continué en nous enfonçant dans la Sierra de Grazalema, sur une très belle route sinueuse jusqu'à Ubrique, réputée pour sa maroquinerie.
Un très pittoresque village blanc
Puis tranquillement nous sommes arrivés à RONDA.
Pour être dans le bain, il suffit de voir le panneau situé juste au niveau de la faille qui partage la ville en deux.
Tout est fait pour qu'un voyage en Andalousie sans passer par Ronda soit considéré comme une faute de goût, exactement comme visiter la côte d'Azur, sans passer par St Tropez.
Et Ernest Hemingway, Orson Welles, sans parler du matador Antonio Ordoñez, ont contribué à donner à ce bourg de 35 000 habitants, une connotation romantique à souhait.
Alors que nous n'avons vu en 15 jours qu'une poignée de touristes, à Ronda nous n'avons pas pu rencontrer un seul espagnol, hormis les serveurs qui parlent, le Russe, le Chinois, et même le Bantou moderne !
Touristes devant soi, sur le trottoir d'en face, et obligé de presser le pas afin de ne pas se faire dépasser par le car de chinois, juste derrière.
C'est une expérience à faire, Ronda étant à l'Andalousie, ce que Bora-Bora est à la Polynésie française.
Pour rester positif, il y a "la faille" (le Tajo, qui signifie, l'entaille) qui partage la ville en deux, d'un côté l'ancienne cité médiévale, "la ciudad" et de l'autre "le mercadillo" la ville moderne.
C'est à voir, et c'est impressionnant !
Maintenant, il ne faut pas aller déjeuner dans les 2 ou 3 établissements qui la bordent, sauf à être invité, ou avoir le salaire de Raphaël Nadal et Fernando Alonso cumulés !
Pour finir, et retrouver l'Andalousie que nous avons aimée durant ces vacances, nous avons pris la route du retour bordée de champs de tournesols.
On a profité de notre dernière fin de journée pour aller déguster des glaces juste à côté de chez "nous" et jeter un coup d'œil sur les plats "traiteurs" qui nous ont souvent permis de nous alimenter tout ce temps.
Une dernière photo de ce soir prise pendant que j'écris cet article sur le balcon, et valises faites, je vais aller me coucher.
Un dernier article fera la synthèse de tout ce que nous avons aimé, et vous incitera, peut-être à voir cette belle région de plus près.