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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 23:56

VB 01 

Cette route sillonne de superbes villages montagneux, d'origines mauresques, la plupart situés sur un promontoire rocheux, afin de pouvoir protéger la cité, et bien sûr au sommet il y a le château de seigneur (physique, ou divin).

L'un des plus intéressants est ARCOS de la Frontera, capitale d'un petit royaume berbère du XI ème siècle.

 

VB 02 Arcos

 

Au sommet on trouve l'église.

Quand on a un problème de mémorisation, et qu'on ne se rappelle plus le nom de l'église principale du lieu, il suffit de l'appeler Santa Maria et on est gagnant à 95%.

Ici, pour être parfait il aurait fallu rajouter: … de la Asunción !

 

VB 03 Arcos

 

 

 

 

A sa visite, on a préféré la Plaza del Cabildo, qu'il y a devant, et bavarder avec un maître fauconnier, qui nous a fait voler un milan, et qui m'a mis dans les mains 2 bestioles sympathiques (j'irai voir sur mon encyclopédie  ce que c'était) dont l'une ne rêvait que de me faire des bisous.

 

VB 05 Arcos

 VB 04 Arcos

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

Chacun se débrouille comme il peut pour vivre du tourisme.

 

VB 01 Arcos

 

Comme dans tous ces villages les rues ne dépassent pas 1,90 m de large, et c'est sportif d'y faire circuler notre C4 rétroviseurs ouverts.

Puis, nous avons continué en nous enfonçant dans la Sierra de Grazalema, sur une très belle route sinueuse jusqu'à Ubrique, réputée pour sa maroquinerie.

 

 

VB 07 Ubrique 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un très pittoresque village blanc

 

VB 06 Ubrique

 

  

Puis tranquillement nous sommes arrivés à RONDA.

 

VB 08 Ronda

 

Pour être dans le bain, il suffit de voir le panneau situé juste au niveau de la faille qui partage la ville en deux.

 

Tout est fait pour qu'un voyage en Andalousie sans passer par Ronda soit considéré comme une faute de goût, exactement comme visiter la côte d'Azur, sans passer par St Tropez.

 

 

 

Et Ernest Hemingway, Orson Welles, sans parler du matador Antonio Ordoñez, ont contribué à donner à ce bourg de 35 000 habitants, une connotation romantique à souhait.

 

VB 09 Ronda

 

Alors que nous n'avons vu en 15 jours qu'une poignée de touristes, à Ronda nous n'avons pas pu rencontrer un seul espagnol, hormis les serveurs qui parlent, le Russe, le Chinois, et même le Bantou moderne !

Touristes devant soi, sur le trottoir d'en face, et obligé de presser le pas afin de ne pas se faire dépasser par le car de chinois, juste derrière.

 

C'est une expérience à faire, Ronda étant à l'Andalousie, ce que Bora-Bora est à la Polynésie française.

  

VB 10 Ronda

 

Pour rester positif, il y a "la faille" (le Tajo, qui signifie, l'entaille)  qui partage la ville en deux, d'un côté l'ancienne cité médiévale, "la ciudad" et de l'autre "le mercadillo" la ville moderne.

 

 

VB 11 Ronda

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est à voir, et c'est impressionnant !

Maintenant, il ne faut pas aller déjeuner dans les 2 ou 3 établissements qui la bordent, sauf à être invité, ou avoir le salaire de Raphaël Nadal et Fernando Alonso cumulés !

 

VB 12 Tournesols

 

 

 

Pour finir, et retrouver l'Andalousie que nous avons aimée durant ces vacances, nous avons pris la route du retour bordée de champs de tournesols.

 

 

 

 

 

VB 13 Glaces

 

 

On  a profité de notre dernière fin de journée pour aller déguster des glaces juste à côté de chez "nous" et jeter un coup d'œil sur les plats "traiteurs" qui nous ont souvent permis de nous alimenter tout ce temps.

 

VB 14 traiteur

 

 

 

 

 

 

 VB 15 Ecriture articles

 

 

 

 

 

  

Une dernière photo de ce soir prise pendant que j'écris cet article sur le balcon, et valises faites, je vais aller me coucher.

 

 

Un dernier article fera la synthèse de tout ce que nous avons aimé, et vous incitera, peut-être à voir cette belle région de plus près.

 

 

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 03:05

 

Pour les bondieuseries,

Ça y est, c'est fini !

On va maintenant honorer Bacchus

Et pour en savoir un peu plus,

Sur le Xeres et la Manzanille,

On a quitté ce matin Séville,

Pour aller chez Willian & Humbert

En déguster quelques verres.

 

Si nous avons choisi, ce vendredi 21 juin, cette "Bodega" (cave), c'est que bien qu'elle soit la plus importante d'Espagne, elle est bien moins connue que Sandeman, Tio Pepe, ou encore Pedro Domech.

 

Cave 01

 

Avant le nom de la ville était Xerez, devenu Jerez, mais pour ce vin, le "X" est resté.

Lorsque que M. Williams démarra sa cave en 1877, ce fut avec 23 tonneaux.

Aujourd'hui, il y en a 50 000, produisant 30 millions de bouteilles.

 

 

 

La superficie de la cave est de 75 000 m².

 

Cave 02

 

 

3 éléments concourent à maintenir une température variant entre 14° et 22° toute l'année, et une humidité allant de 75% à 80% :

·        La forme du toit en alvéoles (composées de 7657 pièces de puzzle, qui s'emboîtent et qui recueille l'eau de pluie et la fait descendre à l'intérieur des colonnes,

·        Le sol fait du même sable que les arênes,

·        Les ouvertures, toutes tournées vers l'atlantique (Ouest)

 Cave 03

Les tonneaux empilés en quinconce, ont une capacité de 600l mais on ne les remplit qu'avec 500l de vin.

Les 2 termes à connaitre sont la "solara" (les barriques au sol) et la criada (les barriques au dessus).

On a donc de bas en haut, la solara, puis la 1ère criada, la 2ème etc …

  

  

  

Il n'y a que le vin de la solara qui part pour l'embouteillage.

Le baril d'en bas qui se vide est rempli par celui juste au dessus et ainsi de suite.

 

 Cave 04

  

Sous le sol, 15 km de tuyaux relient tous les fûts, et 3 lignes d'embouteillage 100% automatisées, assurent un débit de 25 000 bouteilles à l'heure !

Impressionnant.

 

Il n'y a que 2 cépages utilisés:

·        Palomino pour le vin sec (à 15°)

·        Pedro Ximenez pour le vin doux (à 19,5°)

 

Tous les fûts sont fabriqués sur place, en chêne américain qui a la particularité de ne laisser passer que peu d'air.

 

Le vin reste de 3 à 5 ans en baril, pour le brandy, c'est au minimum 8 ans.

 

Pour le vin doux, on laisse le raisin récolté 8 jours au soleil afin de faire monter le degré d'alcool.

Il existe une 3ème catégorie de vin : le ½ sec, obtenu par mélange des 2 autres.

 

Nous avons eu enfin l'explication de la différence de vins entre le Xerez et le Manzanille.

Ce sont les mêmes cépages, et la même vinification, la seule différence réside dans le lieu d'embouteillage.

Si c'est à Jerez de la Frontera, c'est du Xerez

Si c'est à Sanlucar de Barrameda (à quelques km), c'est de la Manzanilla.

 

Il peut y avoir une très légère différence de goût, Sanlucar étant plus près de la mer que Jerez !

 

 Cave 05

  

Après cette visite privée de la cave, assurée en français, rien que pour nous 4, nous avons pu assister à un numéro de dressage de chevaux andalous, à cheval, puis à pied.

  

Superbe de voir la complicité du cheval et de l'homme !

 

 Cave 06

  

  

Nous avons terminé par une dégustation (3 bouteilles de 25 cl) des 3 Xerez (sec, ½ sec et doux) avec du jambon, une tortilla (omelette espagnole) et du fromage.

 

 Cave 07

  

  

  

  

    

Sortir d'une cave fraîche, et arriver dehors avec 35°, ça fait un choc thermique, mais monter ensuite dans la voiture à 50°, c'est "chaud".

 

 

On a attendu que tout redescende à un niveau normal (température et niveau alcoolique) pour repartir vers Cadix.

 

Cave 08

 

 Nous nous sommes garés près de la Cathédrale, et comme nous nous l'étions promis, nous n'y sommes pas rentrés, mais nous avons fait l'ascension, de la tour du Poniente, via un plan incliné (au lieu de marches) des 30 m pour arriver tout en haut sur le mirador,  et avoir un magnifique point de vue à 360° sur Cadix et l'océan.

 

 

 

 

 

 Cave 11

 

 

 

Cave 09

 

 

 

 

Découverte au passage de tombeaux phéniciens et romains.

 

  Cave 12

 

 

 

 

 

Comme à la fontaine de Trevi à Rome, il faut jeter de l'agent, dans une meurtrière, pour avoir …. En fait on n'en sait rien, peut-être le pouvoir de revenir à Cadix !

 

 

 

 

 

     

Puis nous sommes rentrés vers 17h30 pour aller faire quelques emplettes, vu que la fin des vacances approche !

 

à suivre ...

 

 

 

 

 

 

 

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 00:35

 

C'est la campagne environnante de Séville.

En dehors des paysages immenses de champs de tournesols, cette balade est incontournable pour comprendre l'Al-Andalus.

Car plusieurs cités entourant Séville sur son côté Est, permettaient de guetter de futurs envahisseurs.

 

Nous sommes donc d'abord partis à la découverte de CARMONA.

Cette cité veille sur la vallée depuis la plus haute antiquité.

 

 

Campiña 01 

 

Bâtie dans le schéma d'urbanisme romain de fondation de ville, il y a toujours le "cardo" qui est l'axe routier nord-sud et qui structure la cité.

À la croisée du cardo et du decumanus (l'axe est-ouest) de Carmona, on trouvait généralement le forum, qui est maintenant la place centrale du marché.

La partie la plus basse étant la plus vulnérable, c'est celle qui a reçu les murs les plus imposants.

Nous avons donc visité la tour Sud et admiré le point de vue.

Campiña 02En sortant nous sommes tombés sur un curieux petit bus électrique (1,50 m de large, et une douzaine de sièges) sur lequel était inscrit: FREE Visit.

 

Alors que Carmona a 54% de chômeurs, un jeune homme débrouillard et sympathique eu l'idée de monter ce projet de visite.

 

 

 

Une fois installé, dans le bus, il explique que c'est gratuit, mais que si on est séduit par ses explications (il fait des tours en français, en anglais et en espagnol) et lui donner de quoi vivre et payer son bus, il pourra ainsi vivre de ce job.

 

Et on n'a pas été déçu, car ses explications claires et simples, allaient bien au-delà de ce l'on avait pu lire dans les guides.

Exemple les 1ères lignes ci-dessus, sur la construction romaine de la cité, viennent de lui.

Nous avons également appris que Carmona a été quelques temps la capitale de l'Espagne.

 

Campiña 03

 

 

 

Puis, que la cathédrale Sta Maria la Mayor, n'avait rien à envier, à celle de Séville et de Cordoue, car elle partage avec elles le fait d'avoir gardé la partie musulmane des ablutions, avec un jardin d'orangers, en entrée de la cathédrale.

 

 

 

Elle a même conservé un calendrier Wisigoth sur un des piliers.

Jamais, nous ne serions allés la visiter sans ce guide "hors norme".

 

Campiña 04

 

Si cette cathédrale est disproportionnée, par rapport à la taille de la ville, c'est parce que les puissants qui ont fait la fortune de la ville aux XVIème et XVIIème, et qui en étaient propriétaires, l'ont offerte au roi afin d'attirer son attention et faire du "business" ensemble.

 

 

Campiña 05

 

 

Campiña 06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On est bien loin de la foi chrétienne !

A l'intérieur, il suffit de voir que chaque chapelle privée essaye de surpasser la voisine en or et argent, pour avoir une idée de l'amour qui régnait entre les "grands d'Espagne".

Un peu écœurant, quand on pense que ces œuvres gigantesques n'ont pu être réalisées qu'à coup de milliers de morts pour les bâtir !

 

Campiña 07

 

 

L'épée d'Ignace de Loyola est conservée dans le musée attenant, avec tout l'or et l'argent qui n'a pas pu rentrer dans la cathédrale elle-même.

 

 

 

 

 

 

Campiña 08

 

 

 

On a profité de la descente pour faire une photo d'un bel acacia à fleurs bleus, et d'une grande "palme" accrochée sur beaucoup de balcons.

 

 

 

Campiña 09

 

 

 

 

Une fois rassasié du côté spirituel, il a fallu penser au côté matériel :

 

 

 

 

 

 

 

 

Direction Ecija, car il ya de bons petits restos, en particulier, sur la place centrale (plaza de España) que les locaux appellent "El Salon".

 

 

Campiña 10

 

 

 

Chez Emilo, les spécialités, sont le poulpe et le Bacalao, à la Galicienne !

 

Sur de fines tranches de pommes à l'huile sont déposées des lamelles de seiches (ou de très gros suppions) recouvertes de paprika !

 

 

Campiña 11 

 

 

 

 

 

 

Afin de garder notre fraîcheur d'âme, nous ne sommes plus rentrés dans d'autres églises, ce qui ne nous a pas empêchés d'admirer de nombreux clochers comme celui de San Juan (XVIIème) ou les belles demeures comme le Palacio de Peñaflor.

 

 

Campiña 12 

  Campiña 13a

 

 

 

Nous avons fini notre journée avec la visite d'OSUNA, où on ressent l'influence de la puissance de Séville, car certaines demeures sont copiées sur la Giralda, comme l'école Cilla du XVIIIème.

  

  

Campiña 13

  

 

 

Comme souvent en Andalousie, la porte d'entrée des maisons privées reste ouverte afin que les passants puissent admirer le "sas" donnant le plus souvent sur un patio.

 

 

Un dernier effort nous a fait gravir le sommet de la cité jusqu'à la citadelle, et pouvoir une nouvelle fois contempler la campiña.

  Campiña 14

 

 

 

 

 

Demain, on arrête les églises, mais que pouvons-nous faire dans une Andalousie aussi mystique !

 

A suivre …

  

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 01:31

 

Après avoir été au plus près des taureaux, c'est-à-dire à quelques mètres, pour rester dans l'ambiance tauromachique, nous sommes allés voir les arènes de Séville, à 10 mn à pied de notre appartement.

 

Arènes 01

 

 

 

Devant, est érigé un monument à la gloire de Curro ROMERO, matador sévillan, que j'ai vu toréer à Toulouse, dans les années 70.

 

 

 

Les arènes de Séville ont environ 60m de diamètre (obligatoire pour être classées en 1ère catégorie) mais sa particularité est de ne pas être ronde, mais légèrement ovale.

 

 

 

  

  Arènes Séville

 

 

En général les corridas commencent à Pâques et se terminent pour la St Michel, et 30 sont au programme chaque année, sauf cette année, où son nombre a été réduit en raison de la crise, car les places valent de 40 € à 150 € (avec une moyenne de 80 €).

 

Arènes 03

 

On rentre par le dessous des gradins, qui ne contiennent que 13 000 places, ce qui est assez petit.

 

Arènes 04

 

 

 

 

 

 

 

Puis on a visité le musée, et vu la tête du fameux toro "Islera" qui a tué l'un des plus grands matadors, Manolete en 1947.

 

La visite s'est terminée par la petite chapelle où les matadors viennent se recueillir avant le paséo, qui marque le début de la corrida.

 

Arènes 05

 

 

 

Malgré une journée bien chargée, nous étions tous en forme pour assister à un spectacle de flamenco, dans un des meilleurs cabarets de Séville: Los gallos (les coqs).

  Flamenco 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De 22h30 à minuit et quart, nous nous sommes régalés, au 1er rang, en écoutant et regardant un spectacle très tonique.

  Flamenco 2

 

   

 

Demain, nous irons visiter la capitale de l'Espagne … mais laquelle ?

 

A suivre …

 

 

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 00:14

SEVILLE, c'est sa Cathédrale, sa Giralda, son Alcazar, mais pas que !

 

C'est aussi une place taurine de 1ère catégorie, et comprendre ce qu'est la corrida (qu'on soit pour ou contre) ne peut pas se faire mieux qu'en allant visiter un élevage de taureaux de combat.

 

Toros 01

 

Celui de Miura, n'étant pas ouvert au public, et en écartant les ganaderias de niveau inférieur, (il y a 4 catégories d'éleveurs) nous avons planifié de visiter celle du Marquis d'Albaserrada, située à 30 mn de Séville, sur la commune de Gerena, de 1re catégorie, c'est la Finca Mirandilla.

 

Nous avons été reçus par le seul mayoral français de la ganaderia, responsable de l'élevage de "toros bravos": Fabrice Torrito.

 

 

 

(Voir son blog: http://lescarnetsdumayoral.blogspot.com.es/ )

J'ai longtemps confondu, finca et ganaderia.

Fabrice nous a expliqué que la Finca, c'est la ferme. Elle s'appelle ici: Mirandilla et la ganadería, c'est l'élevage de taureaux de combat) ici, c'est le Marquis d'Albaserrada.

 

Toros 02

 

En 4x4 nous sommes passés sur une partie des 625 ha d'enclos en enclos.

L'élevage compte 450 têtes; elles sont donc "à l'aise" car on estime qu'il faut en moyenne

1 ha par bête.

 

Tout commence par la sélection des futures vaches reproductrices.

 

 

 

 

Toros 03

 

On les met dans un corral, pour les trier, puis elles sont torées dans une petite arène: la "Plaza de tienta" afin de tester leur bravoure.

 

Seules 10% passent le test, les autres vont à l'abattoir.

 

 

 

Les vaches sélectionnées, ont ensuite une vie de rêve, car elles meurent de vieillesse et ne sont piquées que si elles sont trop malades.

 

Le travail du mayoral et de son équipe (ici, ils sont seulement 4) est de sélectionner quel étalon va couvrir quelles vaches, et de leur réserver un territoire adéquat.

 

Toros 04

 

  Le choix se fait pour éviter la consanguinité, et en fonction des caractères morphologiques et de comportement de chaque animal.

Les étalons ont le bout des cornes limées, afin de ne pas blesser les vaches.

 

 

 

 Toros 05

 

 Fabrice passe 2 à 3 fois par jour surveiller tout son troupeau, soit en 4x4, soit à cheval.

 

 

Les chevaux andalous, sont noirs, jeunes, puis vers 18 mois, ils sont gris pommelés, et après 9 ans, blancs.

 

 

 

Toros 06

 

 

 

 

Mais pour pouvoir les guider, il faut quelles suivent un "éclaireur" docile, c'est-à-dire un bœuf, souvent muni d'une cloche.

 

 

 

 

Toros 07 

Afin d'avoir une traçabilité complète du troupeau, chaque animal a sur la cuisse droite les armoiries de l'éleveur, ici un "A" surmonté d'une couronne, puis un numéro et le dernier chiffre de son année de naissance.

 

 

 

 

 

Toros 08

 

 

Nous avons été surpris de voir que les cornes avaient toutes du rose au départ, puis du blanc, et enfin le bout noir.

 

C'est la caractéristique de cet élevage.

 

Concernant les cornes, elles sont droites jusqu'à 18 mois puis se courbent après.

 

Toros 09

 

En se battant, ou dans les opérations de ferrage, et de tri, certaines bêtes s'abiment les cornes qui peuvent se ressouder de manière curieuse.

Toros 10 

 

 

 

 

 

 

 

 Tous les taureaux ne sont pas noirs, ceux qui ont une tache blanche sont des "bragados" et ceux qui ont une raie rousse sur le dos sont dits "listones".

 

L'opération de marquage s'appelle la "Ferrade" et elle a lieu chaque année le 11 novembre.

Il faut parfois 4 personnes pour maitriser un veau, et le coucher au sol dans le corral (en forme d'entonnoir) pour le marquer.

On en profite pour leur entailler légèrement les oreilles, c'est la marque de l'éleveur, au cours d'une opération qui s'appelle l'escoussure.

De même, chaque année, tout le troupeau est vacciné par un vétérinaire attaché à l'élevage.

Sur un cycle, les pertes sont de 10% pour les vaches et 25% pour les taureaux.

 

Toros 11  Les bêtes mangent de l'avoine et des fèves, mais sont capables de se débrouiller tous seuls, et donc de survivre, alors que les races charolaises, limousines, etc … sont tributaires de l'homme pour continuer d'exister.

Par exemple, à l'approche d'un orage, ils grattent de sol pour faire une mini marre qui gardera l'eau ensuite.

 

 

Il faut 4 ans pour faire un taureau de combat brave, qui va peser au minimum 460 kg (pour les corridas). Pour les novilladas, les taureaux ont seulement 3 ans ½.

  Toros 11a

 

 

Un amateur éclairé de corridas ne choisit pas quel matador il veut aller voir, mais quel élevage de taureaux.

En gros, il y a 2 types d'éleveurs, ceux qui fournissent des bêtes "faciles" (cornes peu larges, antérieurs pas très puissants, etc …) afin que le matador puisse briller, sans risques, et ceux qui font des sélections draconiennes, afin d'avoir des taureaux "bravos" qui recherchent le combat.

 

Car le taureau est un animal de combat, nous avons pu le constater sur place.

Quand il y a rivalité entre 2 taureaux et qu'ils se battent, celui qui est le plus faible voit les autres taureaux lui foncer dessus et le tuer, s'il n'a pas le temps de s'échapper.

 

Finir sa vie en combattant, car c'est son instinct, est plus glorieux pour lui que de finir à l'abattoir.  

 

Toros 12

 

Pour permettre aux jeunes de la région d'apprendre à toréer, Fabrice a créé une petite école qui permet aux futurs matadors  de s'entrainer avec un "carreton" (charriot avec 2 roues et une paire de cornes devant simulant un taureau.

J'ai essayé, et ça a fait beaucoup rire !

 

 

 

 

Toros 13

 

 

 

 

Nous avons fini la visite, par le musée de la famille, et pu voir que cet élevage avait eu un taureau gracié " Laborioso" (seulement 2 en 300 ans) qui en montre la bravoure.

 

 

 

Toros 14

 

 

 

 

 

 Le poids de l'habit de lumière est impressionnant, et bien sûr seul le matador a droit à l'or sur son habit.

 

 Toros 15

 

   

Au moment de quitter cette ganaderia prestigieuse, nous avons eu le privilège de croiser, le marquis d'Albaserrada en personne qui faisait le "tour du propriétaire", bien que nonagénaire.

 

Pour résumer, ce métier est un métier de passionnés, car il n'est pas vraiment rentable, et ce serait dommage que ces animaux brillants disparaissent un jour.

 

De retour à Séville, nous en avons profité pour visiter les arènes !!

 

 

 

A suivre ….

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 17:14

 

Une petite semaine à Grenade, au calme de cette belle cité, nous avait fait oublier qu'il y avait autour un monde nettement plus "remuant".

Dès l'entrée dans Séville, on n'est pas dépaysé quand on vient de Marseille, ça klaxonne pour un rien, ça dépasse par la droite, bref, ça bouge comme une grande métropole !

 

Nous avons pris, lundi soir 17 juin, nos quartiers dans le centre historique, calle Jimios, tout près de la cathédrale, dans un grand appartement de 75 m², avec tout le confort.

 Cathédrale 01

 

 

Donc, tout naturellement, notre première visite a été pour la Cathédrale, la plus grande du monde gothique, et la 3ème en superficie, juste après St Pierre du Vatican, et St Paul de Londres.

  Cathédrale 03

  Cathédrale 02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Cathédrale 04

 

Une hauteur impressionnante, des voutes gothiques majestueuses, des vitraux dont certains datent du 17ème siècle, et des orgues imposants, donnent une idée de la puissance de la ville qui fut à cette époque la ville la plus riche d'Europe, grâce à son monopole du commerce avec les Amériques.

 

 

Mais l'immense retable (en cours de réfection) de 20m de haut contenant plus de 2 tonnes d'or, un autre en argent, et une profusion d'or à chaque mètre, donne un sentiment d'indécence, que nous avons partagé tous les quatre.

 

 

 

Cathédrale 04 

 

Le monde bouge, mais pas l'église qui garde sa porte principale fermée, pour la visite des 2 seules personnes qui peuvent la franchir: le Pape et le Roi !

 

Nous savions qu'il y avait 2 tombeaux de Christophe Colomb, l'un a Séville et l'autre à St Domingue, chaque ville revendiquant, le fait d'avoir le "vrai" Christophe Colomb !

 

Grâce à une guide particulièrement bien documentée, nous avons appris qui si les restes de ce grand navigateur n'étaient pas enterrés, mais portés par 4 rois (Castille, Aragon, Leon, et Navarre), c'est qu'il ne voulait pas reposer en terre espagnole.

Le fait de mettre en hauteur, respectait donc ses dernières volontés !!

Ah, la roublardise de l'Eglise !

 

Cathédrale 05

  

Autre anecdote: l'Eglise ne peut pas laisser une nouvelle profession sans protecteur, or les informaticiens n'en avaient pas !

Chaque pays a proposé le sien, et Jean-Paul II a choisi un sévillan: St Isidore, à cause de la structure d’un ouvrage en 20 tomes nommé "les Etymologies", qui rappelle celle de certaines bases de données nommées les tries, et préfigure les inventions futures du classement alphabétique, puis de la notion d’index, Isidore de Séville a été proposé, en 2001, comme saint patron des informaticiens, des utilisateurs de l’informatique, de l’Internet et des Internautes

 

 

 

 

Donc, quand vous perdez vos clés, c'est St Antoine de Padoue qu'il faut invoquer, mais quand vous perdez votre connexion Internet, c'est à St Isidore qu'il faut se raccrocher !

 

De là à remplacer mon anti-virus, par une prière à ce Saint, pour protéger mon PC, c'est une démarche que je ne ferai pas !

 

Eglise

  

Dans notre ticket d'entrée pour la Cathédrale, il y avait inclus la visite de l'église collégiale "Divino Salvador", place del Salvador, située tout près.

 

Petite église, surprenante, car pas un m² n'était vierge de panneaux de bois doré, lourdement chargés.

A côté Gaudi, et sa "Sagrada Familia", c'est "léger-léger".

 

Malheureusement, la visite de la Giralda, mitoyenne, n'a pas pu se faire car après travaux, sont ouverture au public est prévue pour jeudi prochain.

 

 

 

 

Nous l'avons remplacée l'après-midi par un tour en calèche très agréable, car c'est le seul jour où la température n'était pas très élevée (à peine 24°).

 

 

Calèche

 

 Tour del Oro

 

Nous avons découvert la tour del Oro (aujourd'hui abritant le Musée de la Marine) et la superbe "Plazza de España) ainsi que les jardins royaux.

 

Plaza de España

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fin de la journée, s'est terminée par la visite de l'Alcazar, résidence royale.

Le fait que la décoration ait été réalisée par des artistes grenadins, donne à cet édifice des ressemblances frappantes avec l'Alhambra de Grenade, bâti à la même époque.

 

Alcazar 00

 

 

 

 

 

 

 

Alcazar 01

 

 

   

On retrouve des azuleros somptueux, des murs en marbre ciselés et des plafonds en bois très travaillés.

 

 

Alcazar 02

 

 

 

 

 

 

Alcazar 03

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Alcazar 04

 

 

 

 

 

  

La différence avec les jardins de L'Alcazar de Cordoue, c'est qu'au lieu d'avoir d'immenses perspectives, on trouve une multitude de petits jardins communicants les uns avec les autres.

 

 

Notre visite s'est achevée au pied d'un immense bougainvillier.

 

Alcazar 06

 

Petit coup de fil à la ganaderia pour bien confirmer que demain serait une journée consacrée aux toros, et extinction des feux à 1h30 du matin (la 1ère fois que je me couche aussi tôt).

 

A suivre …

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 20:34

 

Située à 70 km de Grenade, vers Séville, cette petite ville regorge de trésors.

D'abord, elle possède le plus grand ensemble de dolmen d'Europe datant de l'âge de bronze. Malheureusement, le site est fermé le lundi !

Antequera, avec plus de 30 églises (pour moins  40 000 hab.) reflète bien la dure tache qu'à été la reconquête des chrétiens sur les musulmans.

Il y a d'ailleurs un proverbe espagnol qui dit:

" Salga el sol por Antequera" (Que le soleil se lève sur Antequera) pour dire qu'il faut s'armer de courage avant d'entreprendre une tâche difficile.

 Rocher Antequerra

 

Avant d'arriver à Antequera, on est impressionné par un énorme rocher au milieu d'une plaine. C'est la "Peña de los enamorados" (le rocher des amoureux) car à la fin du XVème, la fille du chef arabe de la région était amoureuse d'un jeune homme pauvre, alors que son père l'avait promise au vieux gouverneur de Grenade.

 

 

  Les amoureux s'enfuirent se réfugier au sommet du rocher, et quand les gardes du père les retrouvèrent, ils se sont jetés dans le vide pour rester à jamais unis.

 

Entrée 00 

Durant toute notre balade dans cette ville, nous sommes passés devant  de très nombreuses demeures, ayant des portes d'entrée cloutées, donnant sur un sas avec des murs carrelés de magnifiques faïences.

 

Entrée 01

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Entrée 02

 

 

 Entrée 03

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Eglise St Sébastien 01

 

   

Le point central est la place St Sébastien, avec un clocher particulièrement travaillé.

  

L'intérieur de l'église nous a surpris par ses scènes de la vie du Christ, très réalistes.

  

 Eglise St Sébastien 02

  

  

  

  

  

  

  Eglise St Sébastien 03

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17-juin 0267

 

 

 

De là nous sommes montés, par de petites rues,  jusqu'au complexe historique qui regroupe la forteresse, l'église de Sta Maria et l'Arc des Géants qui date du 16ème siècle et qui (comme beaucoup d'autres œuvres) avec les pierres et statues des monuments romains.

 

   

 On parle toujours du jambon "pattes noires" (patta negra) qui pour les espagnols est le meilleur jambon du monde, mais il est difficile d'en gouter du "vrai".

 

Jambon

 

 

  Aussi, étions nous fascinés par la découpe attentionnée des tranches que préparait pour nous un homme de l'art.

Le culturel, c'est bien, mais il ne faut pas se laisser dépérir !

 

 

 

 

 

 

Puis en milieu de journée, nous sommes repartis vers Séville, en jetant un dernier regard au rocher des amoureux.

 

Vue Antequerra rocher

 

 

A nous, Séville !

 

Mais ceci est une autre histoire ….

A suivre

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 20:28

 

Après une semaine sur les chapeaux de roue, nous avions planifié un dimanche de repos, avec quartier libre, et sieste obligatoire.

Après m'être couché à 4h15 du matin, je me suis octroyé une grasse matinée jusqu'à 9h30.

Nous avons profité de notre dernier jour à Grenade, pour flâner dans les souks, faire les cartes postales, etc …

Pl Mariana Pineda

 

En descendant notre calle San Matias, nous sommes passés devant le fameux café Futbol, place de Mariana Pineda, connu pour avoir le meilleur chocolat de Grenade.

 

 

Curieusement les clients trempent dedans d'énormes churros.

Finalement, nous, on a mangé "léger".

 

 

 

 

Plusieurs fontaines, en plus de leurs jets d'eau, ont un brumisateur qui permet à la lumière de se diffracter et de créer de beaux arcs en ciel.

 

Passage pieton

 

Nous avions remarqué qu'au moment de traverser, les piétons savaient combien de secondes ils leur restaient.

 

Mais nous n'avions pas vu qu'au sol, lorsque c'est aux voitures de passer des bandes lumineuses rouges s'allumaient afin de dissuader les piétons de traverser.

 

 

 

Bref, si nous devions résumer GRENADE, c'est une ville extrêmement accueillante, où les gens sont particulièrement aimables.

Nous n'avons pas vu un papier par terre, ni de crottes de chiens sur les trottoirs.

Une belle ville envoutante, qui nous a fait passer une semaine de rêve.

 

à suivre ...

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 02:53

 

A Grenade, comme partout ailleurs, il est toujours difficile de pouvoir assister à un spectacle typique du lieu où l'on est, sans tomber sur un "piège à touriste".

Le pire, c'est le "pseudo authentique" car on n'a ni le professionnalisme des "shows" bien rôdés, ni la convivialité que l'on recherche.

 

Mais, comme c'était sur les indications de Sam, que j'avais contacté Sabreen, une authentique gitane, et au vue de l'époustouflante journée que nous venions de passer avec lui, je n'avais plus du tout d'appréhension, sur la qualité de la soirée d'anniversaire planifiée de longue date.

 Anniv 01

 

 

Nous avions donc rendez-vous sur la petite place Aliatar dans le quartier de l'Albayzin, avec elle.

Première surprise: un tuc-tuc, flambant neuf, nous attendait pour faire une visite privée de ce quartier typique, qui domine Grenade.

 

 

    

Nous sommes donc montés jusqu'au mirador de St Nicolas, un peu au dessus de l'Alhambra.Anniv 02

 

 

 

 

Le point culminant est l'église de San Miguel.

Au vu de l'étroitesse des rues, on comprend que le tuc-tuc soit le moyen de locomotion idéal.

 

 

 

 

 

Nous sommes ensuite arrivés chez Sabreen, dans le Sacromente (quartier gitan)  pour assister au coucher de soleil sur l'Albayzin.

 

Anniv 03

Magnifique spectacle de voir la lumière décliner sur les palais Nazaries et l'Alhambra.

 

La partie festive a commencé par une dégustation comparée de Manzanilla et de Xéres.

Il faut plusieurs verres pour être bien sûr de son goût.

Personnellement, j'ai un faible pour le Manzanilla, mais à force d'avoir écouté Carmen proposer à Don José d'aller en boire chez "Las Pastias", mon jugement, est peut-être un peu biaisé !

 Anniv 04

 

Nous étions déjà bien en forme, lorsque la chanteuse Concha  nous a proposé de nous faire une photo souvenir.

Un menu typiquement andalou nous attendait:

 

Charcutería de las Alpujarras  

Pisto de la vega con su huevo roto

Choto a la brasa (cabri)

Ensalada verde

Queso de las Alpujarras

 

Un vrai régal pour le palais, car tout était parfait.

Le temps magnifique (encore 30° le soir, sans vent) nous a permis de manger dehors avec l'Alhambra à nos pieds.

 

  Anniv 05 bis

 

On comprend combien il va être difficile de lutter pour ces petits propriétaires, afin de préserver leurs biens, face à une meute de promoteurs (je pense soutenu par le nouveau maire de droite) qui ne rêve que de remplacer ces cuevas de fortune (grottes aménagées en habitations) par des cuevas de grand luxe.

 

Le repas terminé, (enfin, sans le dessert) nous sommes rentrés dans la cueva pour assister à une prestation privée de flamenco (nous n'étions que nous 4).

 Anniv 05

Anniv 06

 

 

Jamais on n'aurait pu penser que Concha MEDINA, sous son aspect frêle, pouvait abriter une voix aussi puissante.

 

 

 

Le guitariste (basque espagnol) El PAJARILLO l'accompagnait avec beaucoup de ferveur.

 

 

 

 

Puis SABREEN la Bailaora nous a charmés avec un flamenco qui venait de ses tripes, et qui nous a tous envoutés.

  Anniv 07

 

 

Encore sous l'émotion, nous sommes revenus dehors pour le gâteau d'anniversaire, où Michèle a eu une dernière surprise: une toile qu'elle avait beaucoup aimée lors du vernissage de l'exposition de l'artiste peintre L'Mathieu !

  

Anniv 09

 

 

 

 

 

La soirée s'est achevée tous ensemble autour la table, pour déguster le gâteau d'anniversaire et un bon café.

 

 

Michèle nous a fait, à son tour, une petite prestation flamenca !! 

 

 

Merci à ces 3 artistes de nous avoir fait passer une soirée aussi privilégiée.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 01:19

  

Toute la famille et les amis connaissent bien l'histoire du grand-père de Michèle, cordonnier républicain, travaillant à Cordoue, et amoureux de la fille d'une comtesse de la Mancha.

Le gouvernement républicain était en exil à Toulouse, ville qui a accueilli des milliers de réfugiés espagnols.

C'est tout naturellement qu'ils se sont installés tous les deux à Toulouse.

 

Le 15 juin étant l'anniversaire de Michèle, l'occasion était belle de retourner à Cordoue, dans la ville du grand-père.

 Cordoba 01

Cordoba 02

 

 

 

 

En arrivant dans le centre historique, on est d'abord frappé de voir la richesse de beaucoup de demeures qui ont des entrées luxueuses, donnant sur des patios, en particulier dans la Juderia (quartier juif).

 

 

 

 

 L'incontournable à Cordoba, c'est la mosquée-cathédrale.

 

Cordoba 03

 

De l'extérieur, elle ne fait pas trop imposante et sa tour, bien qu'originale, ne laisse pas supposer ce que l'on va trouver à l'intérieur.

 

La mosquée a été au départ bâtie sur les ruines de l'église wisigothique de St Vincent.

Comme toutes les mosquées, elle comprend une enceinte rectangulaire, un patio des ablutions, uns salle des prières, et bien sûr, un minaret.

 

 

 

 

 

 

 

Le premier choc, c'est le nombre impressionnant de colonnes.

 

Cordoba 04

 

On se trouve plongé dans une forêt d'arcs, dont les motifs semblent aller à l'infini.
Ces arcs, d'inspiration wisigothique sont formés de claveaux blancs (pierre) et rouges (brique).

 

Cordoba 05

Cordoba 06

 

 

 

Grâce à Charles Quint, elle ne fut pas détruite, mais une cathédrale chrétienne a pu être édifiée en son milieu.

On passe ainsi d'une culture à l'autre, en toute simplicité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais Cordoba est aussi connue pour son Alcazar, tout proche de la mosquée-cathédrale.

Cordoba 07

 

 

En assez mauvais état, la visite de l'intérieur, ne nous a pas laissé un grand souvenir.

 

 

En revanche, les jardins fabuleux doivent être parcourus longuement.

 

 

 

 

 

De nombreux bassins d'eau y sont harmonieusement intégrés.

 Cordoba 08

 

 

 

 

 

 

Cordoba 09

 

 

 

 

 Cordoba 10

 

 

 

 

 

Cordoba 11

 

 

 

 

 

 Malheureusement, nous avons été pris pas le temps et obligé de faire cette balade entre 14h et 15h sous un soleil de plomb !

 

Mea culpa pour ce manque d'organisation, car nous devions impérativement être de retour à Grenade, pour l'anniversaire surprise réservé à Michèle, qui devait démarrer à 20h !!

 

 

à suivre ... 

 

 

 

 

 

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